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Des modérateurs de contenu travaillant pour Facebook au Kenya ont décidé de poursuivre en justice Meta, la société mère du réseau social. Ils contestent leurs licenciements et les conditions de travail qui leur ont été imposées. Les employés de Sama, sous-traitant de Meta, chargé de retirer les publications violentes et haineuses sur Facebook entre 2019 et 2023, ont porté plainte en mars contre leur employeur et contre Meta en tant que donneur d’ordre.

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Les plaignants ont été licenciés par Sama, qui a mis fin à son activité de modération de contenu en début d’année. Ils demandent une compensation pour leurs salaires insuffisants et les dommages causés à leur santé mentale. Le Tribunal de l’emploi et des relations du travail de Nairobi avait suspendu leurs licenciements le 2 juin, en attendant un jugement sur le fond. Les deux parties avaient annoncé l’ouverture de négociations pour un règlement à l’amiable en août, mais celles-ci ont échoué.

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Les modérateurs de contenu ont déclaré qu’ils allaient entamer une “bataille judiciaire imminente” contre Meta et Sama pour outrage au tribunal après avoir ignoré les ordonnances du tribunal exigeant le paiement des salaires. Les avocats de Meta ont fait valoir que la société ne pouvait être jugée au Kenya, où elle n’a aucune activité et n’est pas employeur direct, mais le tribunal s’est déclaré compétent pour juger l’affaire.

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