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Les pratiques au sein de nombreuses entreprises n’ont pas changé alors que le numérique continue de changer les vieilles habitudes des uns et des autres. Il est primordial que les modèles mentaux ancrés dans nos esprits et dans les cultures d’entreprise suivent le rythme des temps modernes.

La plupart de ces habitudes constituent également des obstacles au changement de votre structure. Pourtant, vous attendez des résultats puisque vous avez investi. Il est donc nécessaire de vous en débarrasser, mais d’abord, il faut les énumérer.

Les vieilles habitudes qui paralysent votre entreprise

1. L’obsession du recrutement en fonction de l’adéquation culturelle

Embaucher uniquement pour l’adéquation culturelle est une stratégie de recrutement dépassée. Elle vous coûtera les meilleurs talents. Lorsque des personnes partageant les mêmes idées sont embauchées au lieu de celles qui ont des perspectives, des opinions différentes des vôtres, la culture de l’entreprise stagne et décline au fil du temps. En effet, il n’y a pas de personnes pour remettre en question le statu quo ou stimuler la créativité et l’innovation.

S’il est essentiel d’embaucher des personnes qui s’entendent bien avec l’équipe et partagent la même vision et les mêmes valeurs, il n’est pas nécessaire qu’elles aient la même apparence, les mêmes sentiments ou le même comportement que vous, ce qui ne ferait qu’ajouter au mandat de pensée collective déguisé en mandat d’adaptation culturelle.

2. Mesurer la présence au bureau

Les dirigeants ont souvent l’idée que s’ils ne vous voient pas en personne, vos efforts ne sont pas fructueux ou productifs ! Pourtant, le travail est une activité, et non plus un lieu. Dans un environnement de travail virtuel, les employés peuvent être productifs de n’importe où. Exiger la présence au bureau est une des vieilles habitudes qui paralysent votre structure.

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C’est l’occasion d’offrir plus de commodité aux travailleurs et d’accroître la productivité en tirant parti de leurs compétences dans des lieux, des fuseaux horaires et des cultures différents. Essayer de gérer les tâches en fonction de la présence physique ne fonctionnera pas dans le monde du travail moderne. Il peut y avoir des exceptions, mais la norme a changé.

3. La corvée de l’évaluation annuelle des performances

L’évaluation annuelle des performances est dépassée et inefficace. Le monde des affaires évolue rapidement, et vos commentaires doivent en faire autant ! Pour donner aux employés un sentiment de continuité dans leur environnement de travail, ils doivent recevoir de votre part des conseils et un encadrement continus, aussi près du temps réel que possible.

Facilitez les améliorations en vous concentrant sur plusieurs sessions d’encadrement ou de feedback courtes et efficaces. Oubliez la grande corvée administrative en fin d’année. La gestion de la performance doit s’adapter à la rapidité et à la réalité de l’entreprise en devenant agile.

4. Le leadership hiérarchique

Le leadership de type “commandement et contrôle” fait partie des vieilles habitudes à oublier pour le bien de votre entreprise. C’est autrefois un moyen très efficace de produire des biens matériels à l’ère industrielle. Cependant, il est aujourd’hui important que les individus et les équipes fonctionnent dans des conditions de collaboration.

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Cela exige une responsabilité partagée entre les membres de l’équipe qui travaillent à des objectifs définis et coordonnent leurs efforts avec un minimum de perturbation, de confusion ou de conflit. Un lieu de travail moderne investit, nourrit et développe les personnes en tenant compte de l’avis des membres de l’équipe dans les activités quotidiennes.

5. Une culture fondée sur le consensus et les contributions

Dans les grandes entreprises, la gestion était auparavant axée sur le consensus et l’accord. Néanmoins, essayer d’obtenir l’accord de tous peut ralentir les choses et étouffer les voix qui ne sont pas d’accord. Obtenir l’avis des gens n’est pas synonyme de consensus.

Compte tenu de la rapidité des affaires, on ne peut pas se permettre de s’aligner sur la vitesse du consensus. L’heure est aux discussions animées, aux débats rapides, aux décisions rapides et à l’exécution rapide.

6. Codes vestimentaires formels

Le siècle dernier a été marqué par l’imposition de tenues vestimentaires formelles telles que le costume, la jupe et la cravate. Au cours du nouveau siècle, les codes vestimentaires d’apparence professionnelle et décontractée sont acceptés, et l’on part du principe que l’on ne gagne pas de marchés ou que l’on ne crée pas de valeur en fonction de ce que l’on porte.

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Permettre aux gens d’être à l’aise contribue à créer un environnement libre et positif. Le sens de “bien habillé” a peut-être changé ; il est temps de repenser aussi la tenue de l’ancienne économie !

7. Optimiser pour résister au changement et au risque

Dans l’ancienne économie, on apprenait à construire des organisations qui résistaient au changement et au risque. Mais la dynamique du marché exige aujourd’hui un processus de pensée opposé à celui de cette époque.

Gérer par des contrôles excessifs pour atténuer les risques crée un risque d’agilité et étouffe l’innovation. Pour rester à jour et pertinent, il faut garder son secteur, son pays et son entreprise en contexte pour prendre des risques calculés.

Une grande partie des habitudes conçues à l’ère industrielle ne sont sûrement plus valables pour votre entreprise. Ces pratiques se sont infiltrées dans nos manières de travailler et dans les modèles mentaux que nous nous sommes créés autour de l’apparence, du professionnalisme, de la productivité et d’un faux lien avec les résultats. Il est temps de se débarrasser de ce bagage !

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